Entraînement· 14 min de lecture

Programme push pull legs (PPL) : 3 séances et le planning de 3 à 6 jours

Un programme push pull legs, ou programme PPL, répartit l’entraînement en trois séances : pousser pour les pectoraux, les épaules et les triceps, tirer pour le dos et les biceps, puis les jambes. Le programme PPL sur 3 jours fait un cycle par semaine, lundi, mercredi et vendredi ; le programme push pull legs sur 6 jours en fait deux, pour que chaque muscle travaille deux fois, et les formats de 4 et 5 jours font tourner la rotation. Dans tous les cas, vous progressez en ajoutant des répétitions, puis de la charge.

Louis de Zepraug

Coach sportif certifié · CQP Instructeur Fitness

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Mis à jour le

Deux femmes et un homme côte à côte : une femme fait des pompes, un homme une traction et une femme un squat.

L’essentiel, avant de commencer.

  • Push pour pectoraux, épaules et triceps, pull pour dos, arrière des épaules et biceps, legs pour cuisses, fessiers et mollets : chaque séance a une fonction claire.
  • À trois jours, chaque muscle travaille une fois par semaine ; à six jours, deux fois. Les formats de quatre et cinq jours font tourner la rotation sans suivre la semaine.
  • Chaque séance compte cinq ou six exercices de 3 à 4 séries, du plus lourd au plus léger, en gardant une ou deux répétitions en réserve.
  • Prenez au moins un jour de repos complet après chaque cycle de trois séances, et ajoutez de la charge seulement quand toutes les séries atteignent le haut de la fourchette.

Qu’est-ce que le push pull legs et à qui s’adresse ce programme

Le push pull legs, souvent abrégé PPL, classe les muscles selon le geste qu’ils font. Pousser (push) regroupe les pectoraux, les épaules et les triceps, qui travaillent ensemble au développé couché ou aux pompes. Tirer (pull) regroupe le dos, l’arrière des épaules et les biceps, sollicités aux tractions et au rowing. Les jambes (legs) couvrent les quadriceps, les ischio-jambiers, les fessiers et les mollets, au squat ou au soulevé de terre roumain.

Ce classement a un intérêt pratique : un muscle qui aide pendant une séance, comme les triceps au développé couché, n’est pas sollicité le lendemain. Les culturistes l’emploient depuis des décennies. Il n’est pas supérieur pour autant : une méta-analyse de quatorze études n’a trouvé aucune différence de force ni de muscle entre routines divisées et full body à volume égal. Une autre revue montre qu’entraîner un muscle deux fois par semaine donne plus de muscle qu’une seule fois, d’où l’intérêt de faire tourner le PPL deux fois dans la semaine quand c’est possible.

Ce programme convient bien à :

  • Un pratiquant qui a au moins six mois à un an de musculation régulière et maîtrise les grands mouvements.
  • Une personne qui vise d’abord la prise de muscle, homme ou femme, et aime des séances centrées sur quelques muscles.
  • Quelqu’un qui peut s’entraîner de trois à six fois par semaine et veut un plan qui s’adapte à ses disponibilités.

Référence : Ramos-Campo et al. · 2024 ↗Schoenfeld et al. · 2016 ↗

À qui il convient moins

Si vous débutez, un programme débutant ou un programme full body vous apprendra les mouvements en faisant travailler chaque muscle plus souvent. Si vous avez quatre créneaux fixes par semaine, le programme half body fait travailler chaque muscle deux fois en quatre séances. Et si vos semaines changent sans cesse, un programme qui tient en deux ou trois séances vous évitera de perdre le fil.

En cas de douleur articulaire ou de blessure récente, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de charger lourd au squat, aux dips lestés ou aux tractions lestées.

Le planning push pull legs sur 3, 4, 5 ou 6 jours

L’ordre push, pull, legs n’est pas sacré : pull, push, legs ou legs, pull, push fonctionnent aussi. La seule règle à garder est un jour de repos complet au moins après chaque cycle de trois séances. Choisissez le rythme que vous tiendrez pendant des mois.

Programme PPL 3 jours

Le format le plus simple : un cycle complet par semaine, un jour de repos entre chaque séance. Chaque muscle travaille une fois par semaine. Montez à 4 séries par exercice pour compenser cette fréquence basse.

JourSéance
LundiPush
MercrediPull
VendrediLegs
Autres joursRepos

Programme PPL 4 jours

Avec quatre séances, la rotation continue d’une semaine à l’autre : la quatrième séance reprend là où la semaine précédente s’est arrêtée. Chaque muscle travaille quatre fois en trois semaines.

JourSemaine 1Semaine 2Semaine 3
LundiPushPullLegs
MardiPullLegsPush
JeudiLegsPushPull
VendrediPushPullLegs

Programme PPL 5 jours

Cinq séances du lundi au vendredi, week-end au repos, et la rotation continue la semaine suivante. Chaque muscle travaille cinq fois en trois semaines. C’est un bon compromis si vous ne pouvez pas venir le week-end.

JourSemaine 1Semaine 2Semaine 3
LundiPushLegsPull
MardiPullPushLegs
MercrediLegsPullPush
JeudiPushLegsPull
VendrediPullPushLegs

Programme PPL 6 jours

Le format complet : deux cycles par semaine et un jour de repos. Chaque muscle travaille deux fois par semaine. Passez à 3 séries par exercice au lieu de 4, car le volume total grimpe vite. Ce rythme vise les pratiquants qui dorment assez et récupèrent bien ; si vos charges baissent d’une semaine à l’autre, revenez à cinq jours.

JourSéance
LundiPush
MardiPull
MercrediLegs
JeudiPush
VendrediPull
SamediLegs
DimancheRepos

Séance push : pectoraux, épaules et triceps

La séance push commence par le mouvement le plus lourd, le développé couché, et finit par l’isolation des épaules et des pectoraux. Avant la première série, faites un échauffement de musculation d’une dizaine de minutes et deux séries légères de développé couché.

La colonne « Effort » suit l’échelle RPE : RPE 8 laisse deux répétitions propres en réserve, RPE 9 une seule. Faites 3 séries en PPL 6 jours, 4 séries en PPL 3 jours.

Les mouvements de la séance push

Le développé couché et les dips chargent les pectoraux, les triceps et l’avant des épaules. Le développé militaire cible les épaules, les élévations latérales le deltoïde moyen, qui élargit la carrure. Les écartés à la poulie, mains qui remontent légèrement vers le haut, insistent sur le haut des pectoraux. Aux dips lestés, n’ajoutez de charge qu’après trois séries de 10 propres au poids du corps.

Homme allongé sur un banc qui fait un développé couché : barre descendue vers la poitrine, puis poussée bras tendus.
Femme aux barres parallèles, une charge suspendue à la ceinture, qui fait un dip lesté : bras tendus en appui, puis buste descendu, coudes pliés.
Homme debout qui fait un développé militaire à la barre : barre sur le haut de la poitrine, puis poussée bras tendus au-dessus de la tête.
Femme debout qui fait des élévations latérales aux haltères : bras le long du corps, puis bras écartés sur les côtés jusqu’à hauteur d’épaules.
Développé couché, dips lestés, développé militaire et élévations latérales : la base de la séance push.

Écartés à la poulie vis-à-vis

Homme debout entre deux poulies hautes qui fait des écartés à la poulie : bras ouverts sur les côtés, puis mains réunies devant la poitrine.
Les écartés à la poulie vis-à-vis finissent la séance push sur le haut des pectoraux.

Séance pull : dos, arrière des épaules et biceps

La séance pull alterne les tirages verticaux, qui élargissent le dos, et les tirages horizontaux, qui lui donnent de l’épaisseur. Les biceps travaillent à chaque tirage ; un curl en fin de séance complète le travail si vous avez le temps.

Si vous ne faites pas encore six tractions au poids du corps, remplacez les tractions lestées par des tractions sans charge ou par le tirage poitrine.

ExerciceSériesRépétitionsEffortReposRemplacement
Tractions lestées3 à 46RPE 82 min 30Tractions en supination ou tirage poitrine
Rowing planche3 à 410RPE 82 minRowing barre ou rowing un bras avec haltère
Tirage vertical unilatéral aux câbles3 à 412 par brasRPE 92 minTirage poitrine
Pull-over à la poulie haute315 à 20RPE 91 min 30Rowing assis à la poulie basse
Oiseau buste penché312 à 15RPE 91 min 30Face pull
Curl incliné, si le temps le permet2 à 310 à 12RPE 91 minCurl barre ou curl marteau

Les mouvements de la séance pull

Les tractions et le tirage unilatéral visent surtout le grand dorsal. Le rowing planche, buste allongé sur un banc, travaille l’épaisseur du dos et le milieu des trapèzes sans fatiguer le bas du dos. Le pull-over isole le grand dorsal bras tendus, et l’oiseau cible l’arrière des épaules, souvent en retard sur l’avant chez ceux qui poussent beaucoup.

Homme suspendu à une barre, une charge à la ceinture, qui fait une traction lestée : bras tendus, puis menton au-dessus de la barre.
Homme allongé sur le ventre sur un banc surélevé qui fait un rowing planche : bras tendus sous le banc, puis barre tirée jusqu’au banc.
Homme à genoux face à la poulie haute qui fait un tirage vertical à un bras : bras tendu, puis coude tiré le long du corps.
Femme penchée face à la poulie haute qui fait un pull-over bras tendus : bras devant elle, puis mains ramenées contre les cuisses.
Tractions lestées, rowing planche, tirage unilatéral et pull-over : la séance pull travaille le dos dans toutes ses directions.

Oiseau buste penché

Femme penchée en avant, dos plat, qui fait l’oiseau aux haltères : bras tendus sous les épaules, puis bras écartés sur les côtés à hauteur d’épaules.
L’oiseau buste penché termine la séance pull sur l’arrière des épaules.

Séance legs : quadriceps, ischio-jambiers, fessiers et mollets

La séance legs est la plus exigeante. Le squat passe en premier, avec un repos plus long ; les ischio-jambiers travaillent ensuite deux fois, en extension de hanche puis en flexion du genou. Montez progressivement en charge au squat sur trois ou quatre séries d’approche.

ExerciceSériesRépétitionsEffortReposRemplacement
Squat à la barre3 à 48RPE 82 à 3 minHack squat ou squat à la Smith machine
Split squat bulgare3 à 412 par jambeRPE 82 minFentes marchées
Soulevé de terre jambes tendues3 à 48RPE 82 minSoulevé de terre roumain ou extensions au banc à lombaires
Leg curl assis3 à 415RPE 81 min 30Leg curl allongé
Extension mollets debout à la machine3 à 415 à 20RPE 81 min 30Extension mollets assis

Les mouvements de la séance legs

Le squat travaille les quadriceps, les fessiers et les adducteurs. Le split squat bulgare reprend le même travail une jambe à la fois. Le soulevé de terre jambes tendues étire les ischio-jambiers sous charge : gardez le dos plat et arrêtez la descente quand le bassin ne bascule plus. Le leg curl assis cible le biceps fémoral, et l’extension debout les mollets, genoux tendus.

Femme qui fait un squat à la barre : debout, la barre sur le haut du dos, puis en position basse, cuisses à l’horizontale.
Femme qui fait un split squat aux haltères : debout, un pied devant l’autre, puis genou arrière descendu près du sol, haltères le long du corps.
Femme assise à la machine à leg curl : jambes tendues, puis talons ramenés sous le siège.
Femme à la machine à mollets debout : talons bas, puis montée sur la pointe des pieds.
Squat, split squat, leg curl assis et mollets debout : les quatre temps de la séance legs.

Comment progresser avec le push pull legs

Gardez les mêmes exercices pendant au moins six à huit semaines : c’est la seule façon de voir vos chiffres monter. Notez la charge et les répétitions de chaque série, et appliquez la double progression :

  1. Prenez une charge qui vous amène en bas de la fourchette avec une ou deux répétitions en réserve.
  2. D’une séance à l’autre, ajoutez une répétition sur une ou plusieurs séries, à charge égale.
  3. Quand toutes les séries atteignent le haut de la fourchette, ajoutez la plus petite charge disponible et repartez du bas.
SemaineCe qui changeExemple au rowing planche
1Point de départ, RPE 84 séries de 8
2Une répétition de plus4 séries de 9
3Haut de la fourchette atteint4 séries de 10
4Charge en hausse de 2,5 kg4 séries de 8

Référence : Schoenfeld et al. · 2017 ↗

Le volume selon le nombre de jours

Le nombre de séries dures par muscle et par semaine compte pour la prise de muscle : une méta-analyse a relevé des gains plus grands quand ce volume augmente. En PPL 3 jours avec 4 séries, les pectoraux reçoivent environ 12 séries par semaine ; en PPL 6 jours avec 3 séries, une vingtaine. Montez le volume petit à petit et seulement si vous récupérez bien. Le guide du volume en musculation donne les repères.

Adapter le push pull legs à votre objectif

La structure des séances reste la même quel que soit votre objectif. Ce sont l’alimentation et ce que vous ajoutez autour qui changent.

Perdre du gras

La perte de gras dépend surtout d’un déficit calorique tenu dans la durée ; la musculation aide à garder le muscle pendant ce temps. Gardez les charges lourdes, réduisez au besoin d’une série les exercices d’isolation, et ajoutez du cardio léger les jours de repos ou après la séance. Le guide pour combiner cardio et musculation et celui sur les glucides et la perte de gras vous aident à l’organiser.

Prendre du muscle

Visez la surcharge progressive décrite plus haut, mangez un peu plus que vos dépenses et répartissez vos protéines sur la journée. Un repère souvent retenu est d’environ 1,6 g de protéines par kilo de poids de corps et par jour ; le guide sur les protéines détaille les sources.

Soutenir un autre sport

Si la musculation complète un sport, restez en PPL 3 jours, placez la séance legs loin de vos séances de course ou de match, et remplacez un ou deux exercices d’isolation par des mouvements proches des gestes de votre discipline.

Les erreurs courantes en push pull legs

Ces erreurs reviennent chez les débutants comme chez les pratiquants confirmés :

  • Sauter la séance legs : la tentation est forte de privilégier push et pull. Les jambes représentent pourtant près de la moitié de votre masse musculaire.
  • Ajouter des exercices au fil des semaines : une séance de dix exercices fatigue sans faire progresser. Gardez cinq ou six exercices et faites-les bien.
  • Charger avant de maîtriser la technique : commencez léger, filmez-vous de profil et ne montez la charge que si les répétitions restent propres.
  • Négliger l’échauffement : dix minutes et quelques séries légères préparent les articulations et vous font gagner des répétitions sur les séries lourdes.
  • Passer au PPL 6 jours trop tôt : six séances par semaine demandent un sommeil et une alimentation à la hauteur. Commencez à trois ou quatre jours.

Récupérer pour tenir sur la durée

Un programme qui revient six fois par semaine ne marche que si vous récupérez entre deux séances. Surveillez ces signaux : charges qui baissent deux semaines de suite, fatigue qui ne passe pas avec une nuit de sommeil, douleur inhabituelle à une articulation. Si l’un d’eux apparaît, retirez un jour ou faites une semaine plus légère.

Les leviers de la récupération sont simples :

  • Le sommeil : visez sept à neuf heures par nuit, à heures régulières.
  • L’alimentation : assez de protéines, des glucides autour des séances et des repas variés.
  • Une semaine allégée toutes les six à huit semaines : mêmes exercices, moitié moins de séries. La semaine de pause en musculation explique quand la placer.

Questions fréquentes

Le PPL 3 jours est-il efficace ?

Oui, surtout si vous faites 4 séries par exercice. Chaque muscle ne travaille qu’une fois par semaine : c’est moins que l’idéal pour la prise de muscle, mais bien mieux qu’un programme suivi par intermittence. Avec trois créneaux seulement, un programme full body reste une bonne option.

Comment organiser un programme push pull legs 4 jours ?

Faites tourner la rotation sans la recaler sur la semaine : push, pull, legs, push la première semaine, puis pull, legs, push, pull la suivante, et ainsi de suite. Gardez au moins un jour de repos entre deux blocs de séances.

PPL 5 jours ou 6 jours : lequel choisir ?

Le PPL 6 jours fait travailler chaque muscle deux fois par semaine, le PPL 5 jours un peu moins, mais laisse le week-end libre. Si vous dormez peu ou avez un métier physique, le format 5 jours est plus facile à tenir.

Peut-on imprimer le programme push pull legs ?

Oui. Les tableaux de cette page contiennent tout le programme : séances, séries, répétitions, repos et remplacements. Imprimez-les pour les avoir à la salle et noter vos charges à côté de chaque exercice.

Le push pull legs convient-il aux débutants ?

Un débutant progresse plus vite en travaillant chaque muscle plusieurs fois par semaine avec peu d’exercices. Commencez par un programme débutant ou un full body, puis passez au PPL après six mois à un an de pratique régulière.

Push pull legs ou half body ?

À quatre séances par semaine, le half body fait travailler chaque muscle deux fois, le PPL un peu plus d’une fois. À six séances, le PPL répartit mieux le volume. Choisissez selon le nombre de jours que vous pouvez tenir.

Peut-on changer l’ordre push, pull, legs ?

Oui. Pull, push, legs ou legs, push, pull fonctionnent aussi bien. Gardez simplement un jour de repos après chaque cycle de trois séances.

Sources et limites

Les sources étayent les passages qui les citent. Les propositions de mise en pratique sont des choix de coaching à adapter à votre situation.

  1. Ramos-Campo et al. · 2024 · Une méta-analyse a réuni quatorze études et 392 adultes en bonne santé pour comparer routines divisées et routines full body ; force et prise de muscle ont été semblables à volume égal. ↗

    Les études comparent des volumes égalisés sur quelques semaines ; elles ne testent pas spécialement le push pull legs ni des pratiquants très avancés.

  2. Schoenfeld et al. · 2016 · Une méta-analyse de dix études a comparé plusieurs fréquences d’entraînement par muscle ; deux séances par semaine ont donné plus de prise de muscle qu’une seule, à volume égal. ↗

    Elle ne dit pas si trois séances par muscle font mieux que deux, et les études incluses sont courtes et peu nombreuses.

  3. Schoenfeld et al. · 2017 · Une méta-analyse de quinze études a relié le nombre de séries hebdomadaires par muscle à la prise de muscle ; les gains augmentent avec le volume. ↗

    Elle ne fixe pas de plafond au-delà duquel le volume cesse d’aider, et ne dit rien de la récupération individuelle.

Ces informations générales ne remplacent pas un avis individualisé. Les limites de Zepraug.

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