Entraînement· 9 min de lecture
Pompes : technique, progression et variantes
Pour faire une pompe, placez les mains au sol un peu plus large que les épaules, gardez le corps aligné des talons à la tête, descendez la poitrine près du sol puis repoussez : le grand pectoral, les triceps et l’avant des épaules font le travail, la sangle abdominale tient le corps droit. Pour l’alléger, posez les mains sur un banc (pompes inclinées) ; pour la durcir, surélevez les pieds, ralentissez, puis passez aux pompes archer et à une main.

Coach sportif certifié · CQP Instructeur Fitness
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L’essentiel, avant de commencer.
- Les pompes travaillent le grand pectoral, les triceps et l’avant des épaules ; à charge comparable, elles ont fait progresser le pectoral autant que le développé couché.
- Mains sur un banc, la pompe s’allège ; pieds surélevés, elle s’alourdit : c’est le réglage le plus simple pour débuter ou progresser.
- Le corps reste gainé d’un bloc, coudes à environ 45 degrés du buste, poitrine qui frôle le sol à chaque répétition.
- Quand 20 pompes strictes deviennent faciles, durcissez la variante au lieu d’allonger les séries : pieds surélevés, tempo lent, puis pompes archer.
Fiche technique
- Muscles principaux
- Grand pectoral
- Muscles secondaires
- Triceps brachial, Deltoïde antérieur, Dentelé antérieur, Sangle abdominale
- Matériel
- Poids du corps
Muscles sollicités par les pompes
La pompe est un mouvement de poussée horizontale, proche du développé couché, mais fait au poids du corps et sans banc. Les mêmes moteurs travaillent, avec un gainage en plus. Muscles en jeu :
- Grand pectoral : le moteur principal, qui rapproche le bras du buste.
- Triceps brachial : il tend le coude en fin de poussée.
- Deltoïde antérieur : l’avant de l’épaule, qui aide le pectoral.
- Dentelé antérieur : il fait glisser l’omoplate vers l’avant en haut du mouvement.
- Grand droit de l’abdomen, obliques et fessiers : ils empêchent le bassin de s’affaisser.
- Quadriceps : ils gardent les jambes tendues.
Référence : Kikuchi et al. · 2017 ↗
Pourquoi faire des pompes
C’est un mouvement de poussée complet sans matériel. Pectoraux, triceps et deltoïde antérieur produisent le mouvement, la sangle abdominale maintient le corps aligné. Le développé couché ne demande pas ce dernier travail.
Elles font progresser comme un développé, à charge comparable. Dans un essai de huit semaines, des pompes réglées pour peser autant qu’un développé couché à 40 % du maximum ont fait gagner autant d’épaisseur de pectoral et de force au développé que la barre. Dans un autre, des pompes rendues plus difficiles semaine après semaine ont fait progresser le développé couché autant que le banc lui-même.
L’omoplate reste libre. Sur un banc, les omoplates sont plaquées et ne peuvent pas coulisser. En pompe, elles bougent naturellement, ce qui fait travailler le dentelé antérieur.
La difficulté se règle sans charge. Mains sur un banc pour alléger, pieds surélevés pour durcir, une main pour aller beaucoup plus loin. La progression peut occuper plusieurs années sans matériel.
Vous pouvez en faire souvent. Aucune installation, une récupération rapide : c’est un moyen simple d’ajouter du travail de pectoraux plusieurs fois par semaine, en complément des autres exercices pour les pectoraux.
Référence : Kikuchi et al. · 2017 ↗Kotarsky et al. · 2018 ↗
Erreurs fréquentes et points de vigilance
La plupart des pompes ratées le sont pour les mêmes raisons. Les points à surveiller :
- Le bassin qui s’affaisse ou qui monte. Le corps reste droit des talons à la tête, même sur les dernières répétitions. Si vous n’y arrivez plus, la série est terminée.
- Les coudes ouverts à 90 degrés. Coudes collés à l’horizontale du corps, l’avant de l’épaule encaisse davantage. Ramenez-les vers 45 degrés.
- Les épaules qui remontent vers les oreilles. Gardez les omoplates basses : imaginez que vous tordez le sol vers l’extérieur sans bouger les mains, les coudes se rapprochent légèrement du buste.
- La tête qui plonge. Le menton ne cherche pas le sol, c’est la poitrine qui descend.
- Les répétitions à mi-course. Descendre de dix centimètres ne fait pas une pompe. Allégez la variante plutôt que de raccourcir le mouvement.
- Aller trop vite. Une descente contrôlée d’une à deux secondes rend chaque répétition plus utile.
- Négliger l’échauffement. Quelques minutes de mouvements d’épaules et une série de pompes inclinées préparent les poignets et les épaules.
- Insister sur une douleur. Une gêne vive au poignet ou à l’épaule impose d’arrêter la série et d’adapter la variante.
Pompes inclinées sur un banc : la variante facile
Les pompes inclinées se font mains posées sur un banc, une table ou une marche, pieds au sol. Le corps est relevé, une plus grande part du poids passe dans les jambes : la charge sur les bras diminue. Une étude qui a mesuré la force sous les mains l’a confirmé, et plus le support est haut, plus la pompe est légère.
C’est la variante idéale pour débuter, pour apprendre la bonne position avant les pompes au sol, ou pour finir une séance quand les pompes classiques ne passent plus. La technique ne change pas : corps aligné, coudes à 45 degrés, poitrine jusqu’au bord du banc.
Pour progresser, baissez le support au fil des semaines : banc haut, puis banc bas, puis le sol. C’est la façon la plus simple d’arriver à vos premières pompes complètes.
Référence : Ebben et al. · 2011 ↗

Pompes déclinées, pieds surélevés
À l’inverse, pieds posés sur un banc, une plus grande part du poids du corps passe dans les bras : la pompe devient plus difficile qu’au sol, et d’autant plus que le support est haut. L’angle de poussée se rapproche de celui d’un développé couché incliné, qui sollicite davantage le haut du pectoral.
Le sol arrive vite contre la poitrine dans cette position. Posez les mains sur deux supports bas, plus bas que les pieds, pour gagner quelques centimètres d’amplitude.
Référence : Ebben et al. · 2011 ↗

Progresser : des pompes archer aux pompes à une main
Quand les pompes au sol deviennent faciles, retirer progressivement une main est le moyen le plus direct d’augmenter la charge sans matériel. Le même poids est porté par un seul bras, avec un gainage nettement plus exigeant.
Les pompes archer sont la marche intermédiaire : un bras pousse, l’autre reste tendu sur le côté et n’apporte qu’un appui. Les pompes à une main viennent ensuite. Comptez plusieurs mois entre ces étapes.


Séries, répétitions et entraînement
Comptez 3 à 5 séries proches de l’échec, deux à trois fois par semaine. Choisissez la variante qui vous place entre 8 et 20 répétitions propres : en dessous, allégez avec un banc ; au-dessus, durcissez.
Au-delà d’une vingtaine de répétitions, la pompe devient un exercice d’endurance. Pour continuer à gagner du muscle, augmentez la difficulté plutôt que le nombre. Repères selon le niveau :
- Débutant : pompes inclinées sur un banc, 3 × 8 à 12, en baissant le support au fil des semaines.
- Intermédiaire : pompes au sol, 4 × 10 à 20, puis pieds surélevés.
- Avancé : pompes lentes, lestées ou archer, 4 × 6 à 10 par côté.
La pompe lente
Trois à quatre secondes de descente, une seconde d’arrêt en bas, une poussée contrôlée. Le temps passé sous tension augmente et une pompe facile redevient difficile, sans matériel. C’est aussi un bon moyen de repérer le moment où l’alignement du corps se perd.
Questions fréquentes
Combien de pompes par jour ?
La question du volume compte moins que celle de la progression. Trois à cinq séries proches de l’échec, deux à trois fois par semaine, produisent plus qu’un chiffre quotidien tenu par habitude. Quand cent pompes deviennent faciles, ce n’est plus un exercice de force : passez aux versions difficiles.
Les pompes suffisent-elles pour les pectoraux ?
Au début, oui. Des études ont vu les pompes faire progresser le pectoral autant que le développé couché, à charge comparable. Ensuite, il faut pouvoir augmenter la résistance : pieds surélevés, pompes lestées, pompes archer puis pompes à une main.
Les pompes sur banc sont-elles plus faciles ?
Mains sur le banc, oui : le corps est relevé et les bras portent moins de poids, d’autant moins que le banc est haut. Pieds sur le banc, c’est l’inverse, la pompe devient plus difficile qu’au sol.
Où placer les mains ?
Un peu plus large que les épaules, à hauteur du milieu de la poitrine. Une prise très large réduit l’amplitude et charge l’épaule ; une prise serrée donne une plus grande part du travail aux triceps.
Pourquoi ai-je mal aux poignets ?
L’extension complète du poignet en appui est mal tolérée par certains. Appuyez-vous sur des poignées ou sur deux haltères hexagonaux posés au sol : le poignet reste droit et la gêne disparaît souvent. Si elle persiste, faites vérifier ce poignet par un professionnel de santé.
Faut-il toucher le sol avec la poitrine ?
Descendez jusqu’à ce que la poitrine frôle le sol, sans vous y poser. L’appui au sol ferait perdre la tension et l’alignement du corps.
Sources et limites
Les sources étayent les passages qui les citent. Les propositions de mise en pratique sont des choix de coaching à adapter à votre situation.
- Kikuchi et al. · 2017 · Dix-huit jeunes hommes ont fait huit semaines soit de développé couché à 40 % de leur maximum, soit de pompes réglées pour peser autant, avec mesure de l’épaisseur du pectoral et du triceps et de la force au développé. ↗
Petit échantillon, charge légère et deux séances par semaine ; l’étude ne dit rien des pompes chez des pratiquants déjà très entraînés.
- Kotarsky et al. · 2018 · Vingt-trois hommes modérément entraînés ont fait quatre semaines soit de pompes rendues plus difficiles au fil des séances, soit de développé couché, avec mesure de la force et de l’épaisseur musculaire. ↗
Quatre semaines seulement : l’épaisseur musculaire n’a changé dans aucun groupe, l’étude ne montre donc que des gains de force.
- Ebben et al. · 2011 · Vingt-trois adultes ont fait six variantes de pompes, dont mains surélevées, genoux au sol et pieds surélevés, sur une plateforme qui mesurait la force transmise par les mains. ↗
L’étude mesure la charge portée par les bras sur une répétition ; elle ne mesure ni l’activité des muscles ni la progression à l’entraînement.
Ces informations générales ne remplacent pas un avis individualisé. Les limites de Zepraug.



Comment faire des pompes correctement
La technique décrite ici est celle des pompes au sol. Les points clés restent les mêmes pour toutes les variantes. Exécution pas à pas :