Entraînement· 9 min de lecture
Glute bridge (pont fessier) au sol : technique et muscles sollicités
Autres noms : Hip bridge, Bridge fessier
Le glute bridge, ou pont fessier, se fait allongé sur le dos, genoux pliés et pieds à plat au sol : vous poussez dans les talons pour lever le bassin jusqu’à ce que genoux, hanches et épaules soient alignés, puis vous redescendez lentement. C’est un exercice au poids du corps simple à apprendre, qui fait travailler surtout le grand fessier et sert de première marche vers le hip thrust.

Coach sportif certifié · CQP Instructeur Fitness
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L’essentiel, avant de commencer.
- Talons proches des fesses, poussée dans les talons, montée jusqu’à l’alignement genoux-hanches-épaules, pas plus haut.
- Une seconde de contraction en haut et une descente lente valent mieux que des répétitions rapides.
- Au-delà de 20 répétitions faciles, passez sur une jambe, ajoutez une charge ou passez au hip thrust.
- Si vous sentez surtout l’arrière des cuisses, rapprochez les pieds du bassin.
Fiche technique
- Muscles principaux
- Grand fessier
- Muscles secondaires
- Ischio-jambiers, Moyen fessier, Érecteurs du rachis, Abdominaux
- Matériel
- Poids du corps, Tapis
Glute bridge, pont fessier, hip bridge : de quoi parle-t-on ?
Glute bridge est le nom anglais du pont fessier ; on dit aussi hip bridge, bridge fessier ou simplement « le pont ». Tous désignent le même exercice : une extension de hanche au sol, allongé sur le dos.
Il sert de plusieurs façons : comme exercice principal au poids du corps à la maison, en circuit, en échauffement avant un hip thrust, qui reprend le même mouvement avec le dos sur un banc, ou en fin de séance de jambes.
Il convient à tous les niveaux, aux femmes comme aux hommes. On le retrouve souvent dans les programmes fessiers pour femmes ; ce qui change chez la femme, et surtout ce qui ne change pas, est détaillé plus bas.
Muscles sollicités
Le grand fessier est le moteur : c’est lui qui étend la hanche pour lever le bassin. Une revue de 39 études sur les exercices au poids du corps a classé le pont sur une jambe parmi ceux qui sollicitent le plus le grand fessier dans sa catégorie d’exercices au sol. Les autres muscles :
- Grand fessier : moteur principal de la montée.
- Ischio-jambiers : ils aident à étendre la hanche, d’autant plus que les pieds sont éloignés du bassin.
- Érecteurs du rachis : ils tiennent le bas du dos, sans devoir le cambrer.
- Moyen fessier : il stabilise le bassin, surtout sur une jambe ou avec un élastique autour des genoux.
- Abdominaux : ils gardent les côtes basses et le bassin aligné.
Référence : Macadam et Feser · 2019 ↗
Pourquoi faire le glute bridge
Il charge le fessier en contraction complète. Au squat, la tension est la plus forte en bas, quand le fessier est étiré. Au pont fessier, elle est la plus forte en haut, quand il est raccourci. Les deux se complètent, c’est pourquoi un programme fessiers contient souvent les deux.
Il s’apprend en une séance. Pas de matériel, pas de technique complexe, aucun risque de chute. C’est un bon exercice pour apprendre à contracter volontairement le fessier, ce que beaucoup de pratiquants ne savent pas faire au départ.
Il fait bouger la hanche dans l’autre sens après une journée assise. Assis, la hanche reste fléchie des heures ; le pont l’amène en extension complète. Quelques séries courtes sont une façon simple de bouger dans cette direction.
Il prépare les mouvements lourds. Beaucoup de pratiquants font deux séries légères de pont fessier avant une séance de jambes pour mieux sentir les fessiers sur le squat et le soulevé de terre qui suivent.
Comment faire le glute bridge au sol
Installez-vous sur un tapis pour le confort du dos. Exécution pas à pas :
- Allongez-vous sur le dos, genoux pliés, pieds à plat écartés à la largeur des hanches.
- Rapprochez les talons jusqu’à pouvoir les effleurer du bout des doigts, bras le long du corps, paumes au sol.
- Rentrez légèrement les côtes et serrez le ventre, comme pour plaquer le bas du dos.
- Poussez dans les talons et serrez les fessiers pour lever le bassin.
- Montez jusqu’à ce que genoux, hanches et épaules forment une ligne droite, et tenez une à deux secondes.
- Redescendez lentement, en deux à trois secondes, jusqu’à effleurer le sol, puis repartez.
Erreurs fréquentes
Monter trop haut. Au-delà de l’alignement genoux-hanches-épaules, c’est le bas du dos qui se cambre, pas le fessier qui travaille plus. Si vos côtes s’ouvrent vers le plafond, vous êtes allé trop loin.
Placer les pieds trop loin. Plus les pieds s’éloignent, plus les ischio-jambiers prennent le relais, et des crampes à l’arrière des cuisses apparaissent souvent.
Pousser sur la pointe des pieds. La poussée passe par les talons ; décoller les talons fait davantage travailler les quadriceps.
Laisser les genoux s’écarter ou se rapprocher. Ils restent dans l’axe des pieds pendant toute la montée.
Enchaîner trop vite. Rebondir sur le sol et remonter aussitôt fait perdre la contraction en haut, qui est tout l’intérêt de l’exercice.
Variantes du glute bridge
Quand vingt répétitions passent facilement, augmentez la difficulté plutôt que le nombre de répétitions. Les principales options :
Le glute bridge lent
Trois secondes de montée, deux secondes de pause en haut, trois secondes de descente. Le temps sous tension augmente nettement sans matériel : c’est la première progression à essayer à la maison.
Le pont fessier en isométrie
Tenez la position haute de 30 secondes à une minute, bassin aligné. Utile en fin de séance ou en circuit.
Le pont fessier sur une jambe
Une jambe tendue en l’air, toute la charge sur l’autre. La difficulté augmente nettement et le moyen fessier doit stabiliser le bassin. Voyez la fiche du glute bridge sur une jambe.
Le glute bridge avec poids
Une barre, un disque, un haltère ou un sac chargé posé sur le pli de la hanche, avec une mousse pour le confort. C’est la façon la plus simple d’ajouter de la charge progressivement.
Le pont fessier avec élastique
Un élastique autour des genoux, que vous poussez vers l’extérieur pendant la montée. Le moyen fessier entre davantage dans le mouvement ; en salle, la machine à abducteurs le travaille directement.
Le hip thrust
Le même mouvement, dos appuyé sur un banc. L’amplitude est plus grande et la charge peut devenir lourde. C’est l’étape suivante quand le pont au sol devient trop facile : voyez la fiche du hip thrust.
Le glute bridge chez la femme : ce qui change, ce qui ne change pas
Le geste ne change pas. Il n’existe pas de pont fessier propre aux femmes : position des pieds, hauteur du bassin, tempo et progression sont les mêmes pour tout le monde. Ce qui varie d’une personne à l’autre, c’est la longueur des cuisses et la mobilité de la hanche, qui décident de la distance entre les talons et le bassin.
La réponse à l’entraînement non plus. Une méta-analyse a comparé des hommes et des femmes qui suivaient le même programme de musculation : la prise de muscle relative et les gains de force du bas du corps ont été comparables. Les séries très longues et très légères « pour tonifier » n’ont donc rien de spécifique aux femmes : le fessier progresse quand la difficulté augmente, avec une charge, une jambe ou le hip thrust.
Le pont seul ne fait pas un programme fessiers. Chez des femmes entraînées, douze semaines de squat ont davantage épaissi le grand fessier que douze semaines de hip thrust. Le pont et le hip thrust chargent le fessier contracté ; le squat, les fentes marchées ou le split squat bulgare le chargent étiré. Combinez les deux.
Pendant une grossesse ou après un accouchement, la reprise et les positions allongées sur le dos se décident avec la sage-femme ou le médecin qui vous suit.
Référence : Roberts et al. · 2020 ↗Barbalho et al. · 2020 ↗
Séries, répétitions et place dans la semaine
Au poids du corps, comptez 3 à 4 séries de 12 à 20 répétitions, avec une seconde de contraction en haut. Dès que vous dépassez vingt répétitions sans difficulté, passez à une variante plus dure plutôt que d’allonger la série.
Avec une charge ou sur une jambe, revenez à 3 à 4 séries de 8 à 15 répétitions. Deux à trois séances par semaine suffisent, avec au moins un jour de repos entre deux séances chargées.
En échauffement, deux séries de 10 à 15 répétitions légères avant le squat ou le soulevé de terre. À la maison, il complète bien les fentes et le split squat du programme sans matériel, qui ne contient pas d’exercice d’extension de hanche au sol.
Questions fréquentes
Comment dit-on pont fessier en anglais ?
Glute bridge, ou hip bridge. Les deux noms désignent le même exercice au sol. Le hip thrust, lui, se fait dos appuyé sur un banc.
Glute bridge ou hip thrust ?
Le même mouvement, avec deux amplitudes différentes. Le pont fessier se fait au sol, l’amplitude est courte et la charge limitée : c’est l’exercice d’apprentissage. Le hip thrust, dos sur un banc, offre une course plus longue et supporte des charges lourdes. Commencez par le premier, passez au second.
Combien de répétitions pour les fessiers ?
Trois à quatre séries de 12 à 20 répétitions au poids du corps, en marquant une seconde de contraction en haut. Au-delà de vingt répétitions faciles, passez sur une jambe ou ajoutez une charge plutôt que d’en faire trente.
Pourquoi je sens mes ischio-jambiers et pas mes fessiers ?
Presque toujours parce que les pieds sont trop loin du bassin. Rapprochez les talons jusqu’à pouvoir les toucher du bout des doigts, poussez dans les talons et non dans les pointes, et rentrez les côtes pour empêcher les lombaires de prendre le relais.
Jusqu’où monter le bassin ?
Jusqu’à ce que le corps forme une ligne droite des genoux aux épaules, pas plus haut. Aller au-delà ne fait pas travailler davantage le fessier : cela creuse le bas du dos.
Le pont fessier est-il adapté aux femmes ?
Oui, comme aux hommes : le geste, les réglages et la progression sont identiques. Il est souvent proposé aux débutantes parce qu’il se fait au sol, sans matériel, et se charge facilement ensuite.
Peut-on faire du glute bridge tous les jours ?
Au poids du corps et en séries courtes, oui. Dès que vous le chargez, revenez à deux ou trois séances par semaine avec des jours de repos entre elles.
Sources et limites
Les sources étayent les passages qui les citent. Les propositions de mise en pratique sont des choix de coaching à adapter à votre situation.
- Macadam et Feser · 2019 · Revue systématique de 39 études qui ont mesuré l’activité électrique du grand fessier pendant des exercices d’extension de hanche au poids du corps, dont plusieurs versions du pont. ↗
Compare l’activité musculaire pendant l’exercice, avec des méthodes qui varient d’une étude à l’autre ; elle ne mesure pas la prise de muscle et exclut les versions chargées.
- Roberts et al. · 2020 · Méta-analyse d’études où hommes et femmes suivaient le même programme de musculation, avec comparaison de la prise de muscle et des gains de force. ↗
Adultes jeunes à d’âge moyen, études courtes, souvent chez des débutants ; elle compare des progrès relatifs, pas des niveaux de force ou de masse, et ne porte pas sur le pont fessier.
- Barbalho et al. · 2020 · Vingt-deux femmes entraînées ont suivi douze semaines de squat ou de hip thrust, avec mesure échographique de l’épaisseur du grand fessier et des quadriceps. ↗
Petits groupes et épaisseur plutôt que volume ; elle ne teste pas le pont au sol ni l’association des deux exercices.
Ces informations générales ne remplacent pas un avis individualisé. Les limites de Zepraug.


